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1873-1954
Division 4 Tombe 2

Colette, c’est mon vrai nom, celui de mon père, le capitaine Colette. Mon prénom c’est Sidonie-Gabrielle. Vous riez ? Pour ma mère, j’étais son joyau tout en or. A 20 ans, je me suis mariée avec Willy, un écrivain. Il m’a fait connaître tout ce beau monde de la littérature et de la musique… et je suis tombée dedans. Il m’incite à écrire mes souvenirs d’école et ça donne Claudine à l’école, puis La Maison de Claudine, Claudine à Paris, Claudine en ménage, Claudine s’en va … J’écris et il signe.

Mais bon, j’ai su que j’étais pourvue de quelque talent. Et dans tout ce milieu que je fréquente, je saisi l’occasion de faire du music-hall (le nom des spectacles est tout un programme : Le désir, L’amour et la chimère)… mais si ! Des pantomimes orientales, en tenues très légère. Je m’émancipe, les gens ! D’ailleurs je divorce et j’aime des femmes. Si vous voulez savoir, lisez donc mes œuvres : La Vagabonde, L’Envers du music-hall, En tournée…

Cela dit, mes romans sont très peu le fruit de mon imagination. Ils reflètent bien plus ma vie. C’est pourquoi ils traitent beaucoup de l’échec amoureux du couple ! Et l’enfance y parait comme un paradis perdu.

C’est la douleur qui a été pour moi, pour écrire, un moteur. La douleur du chemin pour devenir une femme libre. Mais c’est la fête qui a dominé dans ma vie. Mon second mari, je l’ai aimé au point de venir sur les champs de bataille pour le retrouver. Puis c’est son fils que j’ai aimé : il a 17 ans, j’en ai 40, je l’initie ! Lisez donc mon « Blé en herbe ».

J’ai appris beaucoup des chats. On a pu dire que je me suis complètement reconnue en eux, que j’avais leur indépendance, le don de l’observation, l’instinct, la patience…

On m’a dit que l’INA a gardé de moi la cérémonie de mes obsèques, au Palais Royal puis au Père Lachaise. Aussi une émission étonnante où il s’agit de deviner que le personnage évoqué est Colette.